Bibliothèque-Musée de l’Opéra National de Paris. Palais Garnier: “Molière en musique”

Du 27 septembre 2022 au 14 janvier 2023
Pour célébrer les 400 ans de la naissance de Jean Baptiste Poquelin, dit Molière
Commissariat: Laurence Decobert, cheffe du service Iconographie et Documentation, département des Arts du spectacle, BnF. Scénographie et graphisme : Atelier Deltaèdre, Claire Holvoet Vermautet Noémie Grégoire.
Informations pratiques: Ouverture tous les jours de 10h à 17h à l’Opéra national de Paris I Palais Garnier
Bibliothèque-musée / Entrée à l’angle des rues Scribe et Auber, 75009
Billetterie et réservations: L’exposition est accessible avec un billet pour la visite autonome du Palais Garnier, disponible sur la billetterie de l’Opéra de Paris. Plein tarif : 14 euros – Tarif réduit: 10
euroshttps

À l’automne 2022, la BnF (Bibliothèque Nationale de France) célèbre Molière avec deux expositions complémentaires qui feront redécouvrir les œuvres du célèbre dramaturge. Sans cesse rejouées et réinventées, elles traversent les siècles. Cette exposition est consacrée à la présence de la musique et de la danse dans l’œuvre de Molière. Les deux arts y sont indissociables: presque la moitié de ses pièces sont mêlées d’intermèdes musicaux et dansés, au point de participer à la naissance de l’opéra français dans les années 1670.
Grâce aux collections de la BnF, de l’Opéra national de Paris et de la Comédie-Française, l’exposition explore les conditions de l’émergence de la comédie-ballet, et la place du genre dans les représentations de Molière au fil du temps.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un comédien et dramaturge français, né et baptisé le 15 janvier 1622 à Paris, où il est mort après avoir joué sur scène la quatrième représentation de sa pièce Le Malade imaginaire, le 17 février 1673.
Grand créateur de formes dramatiques, interprète du rôle principal de la plupart de ses pièces, Molière a exploité les diverses ressources du comique — verbal, gestuel et visuel, de situation — et pratiqué tous les genres de comédie, de la farce à la comédie de caractère. Il a créé des personnages individualisés, à la psychologie complexe, qui sont rapidement devenus des archétypes. Observateur lucide et pénétrant, il peint les mœurs et les comportements de ses contemporains, n’épargnant guère que les ecclésiastiques et les hauts dignitaires de la monarchie, pour le plus grand plaisir de son public, tant à la cour qu’à la ville. Loin de se limiter à des divertissements anodins, ses grandes comédies remettent en cause des principes d’organisation sociale bien établis. L’œuvre de Molière, une trentaine de comédies en vers ou en prose, accompagnées ou non d’entrées de ballet et de musique, constitue un des piliers de l’enseignement littéraire en France.
Les musiciens associés à Molière sont nombreux. Si le dramaturge collabora de son vivant avec Lully et Marc-Antoine Charpentier dans la composition de comédies- ballets, la liste s’allonge ensuite, tant ses textes ont inspiré l’art d’Euterpe depuis quatre siècles.
Rossini, Mozart, Gounod, Saint-Saëns, Auric, Poulenc, Dutilleux, Jolivet, Sauguet, sans oublier les chorégraphes, Pierre Beauchamps, Lifar, Balanchine, Béjart, Francine Lancelot : tous ont travaillé autour de l’œuvre de Molière. L’exposition revient sur la relation des compositeurs et des chorégraphes avec ses textes, entre vérité historique et créations d’œuvres nouvelles.
L’exposition aborde d’abord l’invention de la comédie-ballet dans les années 1660, intimement liée au goût du roi Louis XIV pour la musique et la danse, avec l’évocation de ces fêtes de cour qui ont permis le développement du genre.
Le parcours se penche ensuite sur les mutations des pièces de Molière au cours des siècles suivants, alors que se construit la figure de Molière en héros national: compositeurs et chorégraphes s’emparent de ces pièces comme arguments d’œuvres nouvelles, tandis que dans le même temps, les comédies-ballets continuent à être représentées, avec ou sans musique.
Enfin, l’exposition s’intéresse au renouveau de ces pièces au cours des cinquante dernières années, entre représentations splendides inspirées par le regain d’intérêt pour la musique baroque, et éclairage ou fantaisie plus contemporaines.
Nota bene: La BNF organise une 2ème exposition complémentaire, Molière, le jeu du vrai et du faux, aux mêmes dates sur le site Richelieu déjà publié dans ce blog.
Pour compléter: Revoir Le roi danse, film de Gérard Corbiau et Molière avec le Théâtre du soledil, d´Ariane Mnouchkine, excellents, vraiment. Des classiques.

 

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